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L’annonce de la soirée était plus qu’alléchante. Un concept innovant dans un lieu central à Paris (deux ambiances différentes et un guest international « switchant » entre les deux étages), un cartel de DJ réunis par Psycut Vince, du bon son en perspective pour les amateurs comme moi de hip-hop, de funk, de future soul, de broken beats…

Ce qui m’attirait particulièrement dans la programmation était la présence à Paris ce soir du DJ montréalais Lexis, le fondateur du portail Music is my sanctuary (du nom du morceau classique de Gary Bartz). Chaque semaine depuis un bon bout de temps j’écoute en effet les Forgotten Treasures et les Future Classics que partage cet obsédé de recherches musicales, et chaque mois son émission et les mix de ses invités.

Des deux heures de set de Lexis auxquelles j’ai assisté, je retiens les morceaux aux racines classiques (stevie wonder, dee lite, ….) explosés rythmiquement, et sa house. Des beats irrésistibles à mon goût.

Mais, mais, mais…le public n’a pas été au rendez-vous. Une heure trente du matin, quelques danseurs disséminés sur la piste de la première salle. La trop faible affluence ne permet pas l’ouverture de la seconde salle, celle du sous-sol. Avorté, le concept d’un DJ alternant ses sets sur les deux plateaux. Trois heures trente du matin, toujours trop peu de monde. Une descente au sous-sol, histoire de constater le potentiel de cette cave aux pierres apparentes, restée fermée.

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Un échange avec le staff me laisse penser que c’est le décalage par rapport aux programmations régulières du lieu qui peut expliquer en partie la non fréquentation de la soirée : les vendredis sont d’habitude dédiés aux métalleux, les samedis aux soirées gay antillaises.

Faut-il qu’un lieu ait une ligne artistique unique pour que les soirées fonctionnent ?

Report by Alice Leclercq