ItinéraireBis était à la troisième édition du Peacock Society organisé par We love art et qui est devenu incontournable en seulement deux ans. Au menu, deux jours de festival avec une programmation de qualité alternant pointures hexagonales et références internationales, le tout dans le cadre enchanteur du Parc floral de Paris. On y était, on vous raconte.

Intro

Crédits photos : Sébastien Erbani


DAY 1

Personnellement, c’est avec Traumer que nous avons débuté la soirée. Cela faisait un petit moment que nous souhaitions  le voir à l’œuvre tant il n’a eu de cesse de nous impressionner au cours de ces deux dernières années. L’avignonnais n’a pas failli à sa réputation de performer hors-pair en nous délivrant un live varié et jouissif, alternant passages down-tempo et moments à haute intensité, le tout avec une subtilité des plus appréciables.

Traumer

Traumer dans ses oeuvres

C’est ensuite vers Ryan Elliott, que nous nous sommes tournés. Bien nous en a pris. Délivrant un set efficace et sans fioritures, le natif de Détroit à continuer de nous ambiancer de façon réussie en attendant que Talaboman, le fameux duo formé de John Talabot et Axel Boman, ne fasse son apparition sur la même scène.

Grosse intro, rythmes métissés, typiques de leurs productions actuelles, cela partait sur des bases solides, très solides… C’était sans compter sur le sens de l’humour très particulier d’un festivalier qui à juger plutôt marrant de déclencher une alarme incendie, coupant de fait l’intégralité du système son de l’ensemble des scènes. L’organisation s’est d’ailleurs fendue d’un communiqué dès le lendemain sur les réseaux sociaux pour nous faire comprendre ce qu’il s’était passé.

Coupure

Un peu déboussolés, nous décidâmes d’aller voir cette chère Maya Jane Coles qui nous a délivré un set des plus entêtants, idéal pour se remettre en forme avant le B2B le plus attendu de la soirée, à savoir celui de Seth Troxler et de Michael Mayer. Rien à redire, très bon moment passé avec ces deux experts, on regrette simplement le fait que Seth Troxler se soit pris une bouteille d’eau en pleine figure, et qu’il manquait peut-être un petit quelque chose pour que cela soit d’avantage la fête encore.

Nous sommes aussi allé voir Loco Dice, qui, avec ses rythmiques tribales à clairement mis tout le monde d’accord, la preuve ci-dessous. Première fois en live pour nous et grosse claque.

Loco Dice

Une fois n’est pas coutume, c’est notre monument national, Laurent Garnier, qui avait la charge de clôturer dignement cette belle première soirée. Mission réussie grâce à un set qui nous à instantanément emmené sur sa planète techno, dans un univers très spatial et mélodieux, foutrement réussi malgré une nouvelle coupure de courant qui n’a entaché en rien sa prestation, son retour étant d’autant plus incroyable.

Laurent Garnier


DAY 2

En ce deuxième jour, nous avions opté pour passer une première partie de soirée à base de nu-disco française classieuse avec une bonne partie de la troupe du label Roche Musique : Cézaire, FKJ et Darius. Ce dernier à livré une prestation des plus envoutantes, enchainant ses classiques avec d’autres surprises «  à l’ancienne » qui sont pourtant très bien passées sur le dancefloor.

Darius passant un bon vieux…Mylo !

Changement radical d’univers avec The hacker, dont le live, très travaillé d’un point de vue visuel, fut l’une des plus franches réussites du Festival.  Le « parrain » de gesaffelstein nous a pleinement conquis et fait rentrer sans difficultés aucune dans son univers sombre et raffiné.

The Hacker

Kölsch, lui aussi en très grande forme, nous a livré un live avec plusieurs petites bombes de son dernier album, 1983. Ses longues montées et ses drops ont toujours l’effet ravageur escompté.

C’était décidément la soirée des lives de fous furieux, Kink prenant le relais sur la même scène. Le bulgare et ses machines ont une nouvelle fois régalé l’assistance.

Puis vint enfin le tour du patron, le « meilleur dj du monde » à en croire Resident Advisor, le si discret mais pourtant superstar et tellement talentueux Dixon. Le boss du label Innervisions nous à délivré un set de trois heures dont il a le secret, tout en subtilité, en classe et en décontraction. Semblable à Roger Federer sur un court de Tennis, l’allemand nous à paru tellement facile derrière ses platines, faisant honneur à l’art du mix de par ses tracklist raffinée et cette étonnante facilité à nous raconter des histoires au travers de l’enchainement des titres. Pour nous, il a en tout cas aisément conforté sa place de numéro un. Un closing des plus réussis donc.


 Pour conclure

Une bien belle édition 2015 pour un festival qui n’a de cesse de progresser au fil des ans. Proposant un line-up de haute qualité, il a le mérite, à l’instar du Weather il y a quelques semaines,  de replacer Paris sur la carte des festivals de renommée internationale tout en proposant un événement  à la hauteur des attentes de son public actuel.

Le lieu et les infrastructures, tant sonores que visuelles, sont vraiment à la hauteur de ce line-up. On regrettera peut-être juste le fait qu’il n’y ait pas eu plus de choses en extérieur, d’autant que le beau temps était au rendez-vous. Mais qu’importe, ce n’est qu’un point de détail.

On a en tout cas hâte d’être à l’année prochaine, de voir comment le festival va encore pouvoir évoluer et ce qu’il va pouvoir proposer de nouveau. Autant dire que nous sommes déjà bouillants pour 2016 !

Allées

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