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« L’événement immanquable de cet hiver », tels sont les mots utilisés par le collectif Surprize pour parler de sa dernière édition du festival Weather. Programmation alléchante avec un savant mélange de dj’s plutôt techno, et d’autres connus pour leurs sets House, lieu gigantesque et propice à la fête, ce deuxième jour du Weather Winter délivrait de belles promesses : la nuit allait être longue !

L’organisation, forte de son expérience, a permis une entrée fluide, indispensable à la réussite d’un festival.

Pour la troisième fois, c’est le Paris Event Center qui a accueilli des milliers de ravers déchaînés, de 18h à l’aube. L’organisation, forte de son expérience, a permis une entrée fluide, indispensable à la réussite d’un festival. Dès notre arrivée, nous sommes happés par les puissants systèmes son qui font vibrer les murs et résonnent dans nos corps. Outre ces systèmes son irréprochables, la façon dont chaque dj s’est approprié le public a installé une ambiance de fête, de partage, ce qui peut être difficile à trouver à Paris. Cette sensation d’unité, ce rassemblement autour de la musique électronique s’est fait aussi par un mapping visuel incroyable, aussi bien dans la warehouse A, avec des écrans diffusant des images délirantes, que dans la warehouse B, avec des lumières dansant au rythme des beats effrénés.

 

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La prestation live du duo Voices from the Lake était attendue comme le messie, et en a ravi plus d’un. C’était sombre, incroyablement rythmé, nous étions presque hypnotisés par les dj’s italiens. Plus la nuit avance, plus l’ambiance s’enflamme et la musique transporte. Dans la warehouse A, le son y est plus house, funky, avec notamment Kenny Dope qui nous livre un set brûlant d’énergie, avec des vocales qui en transportent plus d’un. Ce plateau house, élément assez nouveau dans le festival Weather, a répondu aux attentes du public tant la sélection musicale y était pointue et l’ambiance déchaînée.

Outre ces énormes warehouses, des tentes abritaient des collectifs déjantés qui garantissaient une ambiance survoltée, tels que le Camion Bazar et l’OFNI.

C’est Lil Louis, tout droit venu de Chicago et vétéran de la House music, qui a fermé les portes de cette warehouse A, avec cette énergie contagieuse qu’on lui connaît. Du côté de l’autre warehouse, c’est l’espagnol Oscar Mulero qui a pu clore cette édition annuelle du Weather Winter, choix très judicieux puisque ce dj est réputé pour balancer des sets techno recherchés et fédérateurs, si bien que sur une partie de sa prestation le public l’a accompagné en tapant des mains, événement rare et digne d’une ambiance unique. Outre ces énormes warehouses, des tentes abritaient des collectifs déjantés qui garantissaient une ambiance survoltée, tels que le Camion Bazar (notre interview par ici soon) et l’OFNI.

Le Weather Winter a donc relevé le défi haut la main, celui de célébrer dignement la musique électronique, en encourageant un esprit de partage, aussi bien entre les dj’s et le public mais aussi entre aficionados. Il s’impose donc, encore une fois, comme l’un des évènements français majeurs sur la scène électronique. On attend la prochaine édition avec impatience !


Report par Violette BianchiCrédits photo : Chloé Grienenberger / ItinéraireBis