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Après avoir dansé, transpiré, kiffé et mangé des frites, nous revenons avec vous sur cette magnifique 27e édition du festival de Dour que nous chérissons chaque année. Cela faisait 364 jours que notre équipe attendait ce jour avec impatience et, enfin, le voici le voilà, il est enfin arrivé !


Premier jour, Salut c’était plutôt cool


Au moins deux bonnes heures d’attente pour pouvoir enfin mettre un premier pied sur le camping, sous un temps qui ne cesse de jouer au chat et à la souris. Mais c’est bien sous la pluie que l’installation de notre super camps de repos se fit. Enfin arrivé sur le site, direction la nouvelle scène “Cubanisto Dancing“, qui pour l’heure était occupée par le Français S3A pour un set house très groovy qui nous a permis de nous mettre bien en jambe pour ce tout premier concert avant d’aller sur la toute nouvelle Last Arena <<qui cette année, c’est payée une amélioration radicale sur le système son, par rapport aux années précédentes, qui était un peu trop brouillon au niveau du réglage>>. C’est donc le groupe de déglingués Salut C’est Coolqui nous offre le prochain show et dont nous sommes tombés amoureux. On se prend facilement dans leurs délires et les instrus aux rythmiques parfois Hardtech nous font taper du pied comme des malades ! A peine le temps de reprendre son souffle en sirotant une binche et de faire des bisous aux amis retrouvés, Netsky était déjà là pour nous jouer son Live drum and bass qui, malheureusement, manquait de punch, avec des mélodies beaucoup trop commerciales. “Il faut que ça tabasse quand même de temps en temps” disent mes voisins de dancefloor.


Deuxième jour, DOUR C’EST LA CHAMPIONS LEAGUE !


C’est la première phrase que l’on entend un peu partout dans la foule. Le jeune phénomène Parisien MDH, dont ce fut le premier passage au festival a mis une ambiance des plus survoltées pour un passage assez tôt sur la Plaine de la machine à feu, un pari plutôt réussi ! On continue sur notre lancée rap avec ce qui a été mon coup de coeur de ce jeudi, Novelist qui ma littéralement mis une claque, un rap pêchu sur des instrus trap de qualité dont les basses font vibrer tout ton corps. Retour sur cette bonne scène principale avec un enchaînement en compagnie de Wiz khalifa qui joua ses titres phares. Une prestation bien supérieure que son acolyte Snoop Dogg qui nous avait littéralement déçu l’année précédente. Suivi des quatre Anglais de Rudimental pour leur show drum and bass qui justement complète ce que Netsky n’avait pas su nous apporter. On ne les présente plus, The Prodigy, que pas mal de festivaliers attendaient pour cette édition qui ont fait carton plein, une bonne grosse dose de vitamine pour ton petit dej’ ! Finir cette soirée en beauté ? Pour cela il fallait faire un tour oblige voir “le baron de la techno”  Dave Clarke qui, malgré son récent accident de voiture en Serbie, eut le courage de ne pas annuler ses  prochaines dates pour le plus grand bonheur  de tous.


ReBull Elektropédia

ReBull Elektropédia

Dave Clark

Dave Clark


Troisième jour, RedBull donne des ailes


La fatigue commence à se faire ressentir, et les têtes à se déformer mais rien ne peut arrêter un festivalier à Dour, un petit tour à la douche et hop c’est reparti ! Le soleil encore une fois au rendez-vous cette année ne partira pas de sitôt, et c’est avec lui que nous arrivons le plus tôt possible pour danser (19H…) juste à temps pour voir la prestation du groupe Américain Mobb Deep sur laquelle on a pu retrouver les grands classiques comme “Shook Ones” ou d’autres sorties plus récentes avec le label du G-Unit. Notre ascension continue sur la scène RedBull Elektropédia encore une fois de plus a su se réinventer pour nous sortir de terre une installation digne des enfers: lights show, soundsystem et vijing hallucinant. Cependant, on peut souligner qu’au fond de la scène il y avait pas mal d’échos qui gênaient les performances des artistes. Niveau line up, elle était plutôt bien garnie avec notamment Maceo Plex dont son passage aurait pu faire plus de dégâts en tentant plus de combinaison et ne pas rester dans une techno répétitive. Les deux frères de Mind Against et leurs univers spatiaux-temporelle, les allemands Kollecktiv Turmstrasse et leur techno minimaliste et le king de la High tech minimal, Boris Brejcha pour un closing intense en nous mettant les bouchés doublent pour nous faire danser NON-STOP ! Juste avant ça, nous sommes quand même allés faire un tour par la case Dubstep du festival avec Doctor P. Malgré la fatigue qui se faisait ressentir sur son faciès, cela ne lui a pas empêché de nous balancer un set enflammé avec des classiques du genre.


RedBull Eletropédia / Boris Brejcha

RedBull Elekropédia / Boris Brejcha

Cannibal stage / Doctor P

Cannibal stage / Doctor P


Quatrième jour, moi je préfère prendre une bonne basse


Avant-dernier jour, oui ! C’est là où les gens viennent te faire chier en te sortant “Hey mec, tu sais que Dour demain c’est fini ?” “Oui mais ferme ta gueule, viens boire une bonne Jupiler et oublions ça, apparemment ça tabasse au niveau des concerts”. Et pour sûr, ce samedi fut sous le signe de la drum and bass avec un line up digne des plus grands festivals de bass music ! Début des hostilités avec le rap Hardcore et bass wooblelisées de Dope DOD, un groupe à ne pas manquer même pour les plus réticents de ce style de musique. La suite est tout simplement une belle brochette de viande maxi épicée : Phace, The Upbeats, Mefjus, Black Sun Empire, Spor, Audio pour ne citer qu’eux, des grosses caisses et des caisses claires dans le crâne et de la poussière inhalée par les mouvements des jumpers, telle était la Redbull ce soir là ! Ce fut aussi une grande première sur la Cannibal Stage avec trois artistes aux sonorités psychédéliques. En effet, on a pu y retrouver les Français d’Hilight Tribe et leur trance acoustique, Loud et sa psytrance efficace ainsi qu’un autre Français tant attendu, Comah, qui, avec sa minimal prog a su mettre un tel bordel qu’après la dernière note terminée, plus personne n’avait envie d’aller se coucher. Mais s’était aussi impossible de venir sur le site sans voir passez DJ EZ, surement l’un des meilleurs sets de cette édition. Comme à son habitude, le Dj d’outre manche a tout donné sur la Boombox avec un set hétéroclite composé de mal de sons connus comme Dr Dre, Jumpan de Drake, de mashup entre Shutdown et Man Don’t Care des Frères Grimesques, Pow 2011 de Lethal Bizzle remixé avec Chezlpus enfin tout ça pour dire, un moment plus qu’incroyable !


Cannibal Stage / Comah

Cannibal Stage / Comah


Cinquième jour, ne bad pas, on se revoit l’année prochaine


Dernier jour, dernier baisé, dernier coucher de soleil. Le jour que tout le monde redoute est bel et bien là, tout est lourd, tes jambes, ta tête, ton sac aussi puisque c’est le moment de faire les premiers rangements. Mais avant toutes choses, retour sur la Boombox, avec des lives 100% rap Français (hormis Yung Lean). En effet on a pu y retrouver Seth gueko, les 3 Parisiens de TSR Crew que l’ont voit très rarement dans de gros événements comme cela, le padre Oxmo Puccino et VALD qui a pu emporter avec lui quelques soutifs de groupies jetées sur scène. Sous un coucher de soleil plus que magnifique direction voir John Talabot avec un set qui fut extrêmement travaillé, avec un set minimaliste, pas forcement très entraînant pour danser, mais le choix des tracks fut très minutieux et d’une très grande qualité pendant qu’au même moment un mec se fait remplir des pieds aux genoux de cailloux WTF?!? Puis ça continue de plus belle avec le retour de Len faki que l’on se présente plus dont ses apparitions font toujours mouche ! Deux ans plus tard c’est le retour de l’Allemand Boize Noize qui nous présente son nouveau live d’une très grande efficacité malgré quelques sons sur lesquelles nous sommes resté perplexes. Même chemin qu’il  y a deux ans nous iront terminer le festival avec Quentin Dupieux aka Mr.Oizo pour un set complètement déjanté mélangeant electro, trap et bruitage une bonne partie de défoulement pour ce dernier concert tu t’en fous c’est la fin, ce mec à tout compris ! 


Coucher de soleil / Last arena

Coucher de soleil / Last arena

RedBull Elektropédia / John Talabot

Redbull Elektropedia / John Talabot

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Last Arena / Boys Noize


Pour résumer encore une année pleine d’amour, pratiquement aucune déception au niveau des concerts, un ciel (presque) radieux dont la chaleur n’était pas si étouffante que ça. Cette année fut une année plus que réussie ! DOUREUUUHHHH !!!!


Crédits photo: ItinéraireBis / L’Aquarium

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