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FORTE FESTIVAL 2016


En cette dernière semaine d’août, c’est au Portugal que nous sommes allés faire la fête puisque, du 25 au 27 août, avaient lieu le Forte Festival. Après 3 jours de rave, il est clair que celui-ci s’affirme aujourd’hui comme une référence que ce soit avec sa programmation pointue, ou encore cette magnifique forteresse qui accueille les festivaliers – tout était là pour finir l’été en beauté.


Alors c’était comment ? 



Jeudi 25 août


Arrivé le jeudi 25 à Figueira da Foz – une des villes proches du festival où il y avait possibilité de loger (cf Clube Vale Leao), la fête a déjà commencé chez certains et, à peine nos bagages posés, l’ambiance est déjà là. Après s’être installé, on se dirige vers la navette gratuite qui nous attend en bas du village pour nous emmener au fort. 30 minutes pus tard, tout le monde récupère ses bracelets, sa carte cashless et commence à monter la pente qui mène à la forteresse – et si les plus flemmards commencent à s’inquiéter, pas d’inquiétude, il y a un Escalator jusqu’au sommet.

Une fois arrivée au château de Montemor-O-Vello, entre pierre et végétation, l’immersion est totale. Petit tour du propriétaire magnifiquement conservé : coin chill, bar, installations artistiques et chapelle avant de se faire happer par le son de la scène principale. Pour ce premier soir, c’est Ben Frost qui ouvre le bal suivi par la performance live très attendue du groupe Cabaret Voltaire qui a largement influencé les dernières années. Live plutôt impressionnant et profond, la température changera légèrement avec le DJset d’Apparat plus mélodique et groovy.

Tandis que Daniel Miller remonte l’ambiance du dancefloor, il est temps pour nous de faire une petite pause avant l’arrivée de Marcel Dettman qui viendra clôturer ce premier jour en beauté. Figure emblématique de la techno et du mythique club Berghain, malgré le jour qui se lève, le dancefloor bat son plein attendant avec impatience le set de Dettman. Comme à son habitude l’artiste ne nous déçoit pas nous offrant un set bien mené.


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Vendredi 26 août


Pour ce deuxième jour, nous arrivons aux alentours de 00h30 pour le set de Shcuro qui, d’origine portugaise, est une vraie découverte pour nous. Industriel et sombre, sa techno nous plonge immédiatement dans une sorte de trance profonde et mentale. Puis c’est au tour d’Helena Hauff de prendre le relais à 1h45 pour maintenir la pression du public. Alternant entre sonorité acide et electro, la jeune allemande fait taper du pied son public.



Tandis que l’on retrouvait un côté plus mélodieux dans la programmation du jour 1, ce deuxième jour est d’autant plus orienté techno puisque Helena sera suivie par un live d’Ancient Methods. Entre deux tracks, on fait un tour rapide du propriétaire pour observer de plus près les installations mise en place par le festival. C’est ensuite Rrose qui prendra place avec un live planant et progressif qui monte de plus en plus dans les basses.

Mais une des performances que nous retiendrons le plus ce soir là c’est celle de Trade aka le duo anglophone Blawan et Surgeon. Le duo nous sert une techno féroce et imprévisible en attendant l’arrivée de Ben Klock. Tandis que le jour se lève petit à petit, le public conserve sa place et son énergie dansant toujours et encore. Encore une fois le Forte Festival a fait le choix de placer une des plus grosses tête d’affiche en closing, choix judicieux puisque quoi de mieux que de danser au lever du jour ? Alternant entre techno industrielle et sonorités plus aériennes, l’artiste placera quelques tracks plus mélodiques pour finir ce jour en beauté comme Eclipse – Trevino ou encore At Les de Carl Craig qui mettra tout le monde d’accord.

Il est 9h et le festival prend fin, difficile de rentrer après la mise en jambe que nous a fait Ben Klock mais la raison l’emporte et on rentre calmement pour être à 100% le lendemain.



Samedi 27 août


Alors que la plupart des festivaliers commencent à s’essouffler, le dernier jour est de loin le plus important. Réunissant plusieurs grands noms sur un créneau qui pourraient faire penser à un marathon – car oui danser de 22h à 21h c’est du sport – le closing du festival se devait de finir en beauté. Malgré tout, on notera quelques points négatifs tel que le manque de Food Truck dans l’enceinte du château – même si on nous a informé que les gens au camping en avait plusieurs mais ce n’est pas le cas de tout le monde -.

Pour ce dernier jour, nous arrivons aux alentours d’une heure pour le DJset de l’artiste portugais : VIL. Set techno avec une touche d’ambient, il prépare à merveille la venue du duo Orphx qui nous offrirons un live expérimental et industriel montant en puissance tout le long. S’enchaîne ensuite le live de Silent Servant qui marquera pour nous une petite pause car celui-ci est suivi par Kobosil, DJ allemand qui s’inscrit aux côtés de Ben Klock et Marcell Dettman sur le label Ostgut Ton. Difficile de ne pas taper du pied, l’artiste prends le contrôle de la scène progressivement avec de plus en plus de kicks au fur et à mesure que les tracks s’enchaînent tout en passant quelques morceaux plus groovy avec des vocaux comme “Da Hool – Meet her at thé Loveparade“.

Retour à une ambiance plus douce et mélodique avec le live de Sebastian Mullaert & Ulf Eriksson qui nous emmènent dans une ambiance à la fois deep et aérienne avec quelques kicks de temps en temps.


Tandis que les premiers jours étaient grisâtres, le soleil arrive enfin au petit matin laissant les gens tout vêtus de noir disparaître petit à petit pour laisser place aux tenues plus légères. C’est donc à partir de 7h, lorsque Rodhad arrive, que l’ambiance commence à changer réellement laissant souffler un vent de liberté entre tous ces corps dansant en osmose.

La musique envahissant de plus en plus les murs avec la maîtrise de l’artiste vacillant entre techno et mélancolie. Le soleil tape et le Forte met en place des parasols pour bien protéger ses festivaliers – comme si on ne se sentait pas encore assez chouchouté-. C’est ensuite Vril qui s’installe pour un live d’une heure – lui aussi très attendu puisque l’artiste a émergé de la scène il n’y a pas si longtemps (2010) et nous a présenté son nouveau live-. L’ambiance est bonne et l’artiste déroule son live tandis que les basses augmentent.



Puis c’est Drumcell qui clôturera -pour nous – cette belle journée ensoleillée avec des tracks acid et agressive tout en conservant ce petit côté funky et minimaliste qui définit bien son style. Malheureusement, on ne vous racontera pas le closing de ce superbe festival, car oui, nous aussi nous sommes humains et un jour il faut aller dormir. Mais on a eu vent d’un prolongement du set de Michael Meyer donc on imagine bien que le public ne voulait plus partir et que l’engouement était là.


Alors pourquoi on vous recommande d’aller au Forte Festival l’année prochaine ?


Tandis que l’offre des festivals ne fait que fleurir, le Forte a su – selon nous – se démarquer et offrir quelque chose de différent. Composée d’une seule et unique scène, entourée par les remparts du fort, l’atmosphère du Forte se veut intimiste et personnelle. Permettant ainsi aux festivaliers de découvrir d’autres artistes -en leur laissant une chance- ou encore de comprendre la démarche d’un artiste dans le déroulement de son set et ainsi d’en apprécier toutes les qualités. Le Forte festival à réellement proposé quelque chose de différent. Réunissant des amoureux de la musique électronique de tout horizon : Portugal, France, Angleterre, Espagne, Allemagne… Il s’agissait d’un réel échange.

Outre la programmation, le Forte a su nous convaincre par les moyens qu’il a déployé pour se créer une identité visuelle. Mapping, lumière, tout était là pour nous transporter le temps d’un instant dans un espace ou le temps n’existe plus. Très orienté techno, la programmation du festival se voulait pointue et nous a offert de nombreuses prestations en live, live A/V pour le plus grand bonheur de tous. Même si le Forte Festival se vit davantage la nuit – dû aux nombreux effets visuels mis en place- il était tout autant apprécié de jour avec son système son imparable qui ,quelque soit notre emplacement sur la scène, permettait une retranscription des base parfaite.

Et même si la line-up ne vous aurait pas totalement convaincu, on peut aussi vous parler du prix : 75€ et 45h de son camping inclus – qui dit mieux ? Que ce soit le festival en lui-même ou le prix des boissons, tout se voulait abordable avec des cocktail à 6€, bière à 2,5€, … Le Festival se veut accessible avec un camping à 10 minutes à pied et des navettes passant dans les diverses villes alentours. Malgré tout, on notera un petit bémol au niveau des navettes puisque leurs horaires de passage ne correspondaient pas à ceux donner sur l’application. En plus de ça, les navettes étaient assez rares (3 pour venir – 3 pour partir). Mais on ne doute pas de l’organisation du festival qui a (presque) fait un sans faute et, si les navettes n’étaient pas nombreuses, les trajets en taxi ne dépassait pas 25 euros en présentant son pass Forte.



Report par Chloé GrienenbergerCrédits photo & vidéo: ItinéraireBis / Festival Forte

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