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Samedi dernier se tenait la toute première édition d’un nouveau projet de soirées porté et organisé par le collectif Crew’s Factory : Undoing Time. À cette occasion, l’équipe a investi le mythique club de la Machine du Moulin Rouge. Retour sur cette belle soirée.


Le concept des soirées Undoing Time


Crew’s Factory est un groupe d’amis de longue date qui, à travers une ligne d’événements comme les Swarm Factory ou les MESS, tente d’insuffler une dynamique simple mais qualitative aux soirées techno.

Alors qu’il est plutôt habitué des événements en warehouse, le collectif a choisi, avec Undoing Time, de s’atteler à retravailler l’image du club en mettant l’accent sur une scénographie de qualité, une programmation pointue et une technique irréprochable. Le but du projet est donc d’innover -en grande partie grâce à des installations technologiques inédites- dans ce terrain archi-connu qu’est le club. Il s’agit ici de faire de ces soirées une expérience sensorielle unique, qui titille aussi bien l’ouïe que la vue. Au programme sont alors attendus : scénographie hors-norme, jeux de lumière travaillés, utilisation réfléchie d’écran, de plafonds, le tout restructurant l’espace dans une dimension nouvelle, ainsi qu’un line up pointu diffusant sa magie à travers un système son de qualité… Que demander de plus ?


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Une première édition réussie


C’est donc la fameuse Machine du Moulin rouge qui a accueilli samedi 8 octobre cet événement-lancement. A l’affiche et en grosses lettres : acid techno. Le line up était en effet composé d’une belle sélection de DJ’s du genre.

Le jeune Blicz (MM REC, PureLine Records), résidant des soirées Swarm Factory, précédant le talentueux duo italien que forme Boston 168 (Involve Records, Enemy Records).



Le fondateur d’Involve Records, le grand Regal était également de la partie, et c’est Reeko (Mental Disorder Recs, Pole Group), DJ aussi prolifique que perfectionniste, qui clôturait cette nuit déjà plutôt chargée.

Chacun de ces artistes ont livré un set/live en béton, d’une rigueur absolue et d’une technique carrée ultra-satisfaisante. Quel plaisir de profiter d’une telle qualité de son.


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Boston 168


Concernant la scénographie, deux designers étaient chargés d’habiller la salle. Le duo composé d’Or Luminaria et de Matthias. Grâce à des formations différentes (arts appliqués pour l’un, architecture pour l’autre), leur travail allie poésie et sensibilité artistique avec structure et technique pour un résultat sans bavure et un effet réussi. Chaque soirée a droit à son design propre, créé pour l’occasion. Le jeune duo nous offre ainsi une expérience à chaque fois unique et relativement novatrice puisque la fibre optique, fréquemment utilisée par nos deux designers, ne l’est pas encore beaucoup sur la capitale.

A la Machine samedi, une très belle installation lumineuse avait été placée derrière les DJ’s : une sorte de vague de rayons lumineux aux couleurs changeantes attirait inlassablement nos yeux vers le centre de la scène. Les spots dansaient aussi bien que nous et les stroboscopes frappaient aussi fort que les rythmiques acides sortant des enceintes. Le rendu final, très esthétique, attirait le regard de chacun vers les artistes et l’origine du son.


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Si toutefois tous ces éléments étaient parfaitement maîtrisés, la description de l’event promettait une “expérience inédite et sensorielle à tous les niveaux”, et pouvait laisser espérer quelque chose de plus spectaculaire. La soirée dans l’ensemble n’en reste pas moins très réussie et il nous tarde d’assister à la prochaine édition, curieux de voir comment l’équipe de Crew’s Factory continue d’exploiter ce concept prometteur des Undoing Time.


Report: Charlie Calamel Duprey
Crédits Photo: Stan Vrj pour Swarm Factory