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« Panem et circenses »


Un samedi pluvieux, des minimales météorologiques ne dépassant pas les 7 degrés, voilà qui présage un week end haut en manteaux et autres cols roulés, mais trêve de fabulations, je ne vais pas mettre mon si précieux samedi soir en exergue à cause d’une donnée aussi futile et sachant pertinemment que la semaine qui s’annonce ne sera pas plus reluisante que la précédente.

Direction Asnières, un entrepôt tranquillement étendu sur les bords de Seine se languissant de l’arrivée de tout ses badauds de la techno qui ont choisit cet événement plutôt que la Contrast temporellement attenante. Le lieu est exceptionnel, un vrai repère d’artistes graphique mêlant fresques ethniques colorées et représentations du Malin dansant avec ses suppôts. C’est dans ce cadre fait pour ce genre de luxures collectives que l’équipe organisatrice de la soirée a vu les choses en grand. Deux scènes, l’une sous la verrière de l’entrepôt où le plus grand nombre venait se déhancher aux rythmes d’un line up concret et efficace (détails plus bas) et l’autre deux étages plus haut, dans une sorte de couloir désaffecté ou la seule source de lumière était celle des vidéos projecteurs à côté de DJ booth.

Cette deuxième scène était occupé par les boys du crew POINCARE qui ont tenu en haleine leur auditoire avec en headline Specialivery, ancien militaire qui a su galvaniser la foule avec sa techno efficace et méthodique, et Médiane un duo de dj français alliant leurs style respectifs (Deep et Acid) pour proposer leur relation amicale sous forme musicale. En soit, cela ressemblait plus à une réunion entre amis qu’a un déroulement de line up pur et dur, les gars se bousculaient derrière la table esquissant des petits pas de danse, cette belle ambiance musicale était aussi soulignée pour le travail des membres de OYÉ qui ont crée une vrai ambiance de par leurs effets spéciaux divers et variés. Parce que n’oublions pas que derrière chaque prestation visuelle, il y a une équipe de personnes qui exercent leur art au même titre que nos ambianceurs musicaux.



Descendons de deux étages pour arriver en shuffle sur le main stage où Abé (Parikiki) a déroulé son set tapis rouge en warm up à Psykoloco, artiste techno faisant transpirer ses origines hispaniques à travers une techno colorée qui nous a réchauffé par ce froid, il aura su tenir la foule en haleine et bien plus encore avant l’arrivée de la team de DJ roumain ayant délaissée leur club de Cluj Napoca pour venir nous faire vibrer avec leur fameuse micro roumaine. Ce n’est en effet pas moins de 3 djs du crew Gazette qui nous ont gratifié de leur déplacement et de leurs ondes positives. Boom, 4h du mat’ tout le monde est bien trop chaud, Primarie se lance, il ouvre la porte de son vaisseau, embarque tout le monde et décolle pour un set de deux heures ou il fera en sorte de nous faire comprendre sa propre micro que des mots de réussirait pas à quantifier, on voyage, on danse, on se frotte, on sourit.


Je me suis rendu compte en sortant ce que cette date symbolisait, et nous avons célébré sans le vouloir la mémoire de ceux qui nous ont quitté il y’a un an jour pour jour.



6h20 Petite pause dans la chill-zone enfumée, je m’installe sur l’un des canapé présent et j’ai honte… Honte d’oser rester assis alors que je suis encore en forme et que je suis en train de rater le début du set de Saboar. Pris d’un immense mépris pour ma personne, je me lève d’un seul bloc et me lance en voguing vers le stage ou je rejoins la vindicte pour célébrer l’instant sous les sonorités prenantes de la micro de Saboar qui conjugue poésie et rythmique. A partir de là, je me suis laissé emporter dans un voyage spatial et nébuleux qui ma porté jusqu’à 12h sans un seul instant me demander ce que je faisais ici. Les dernières minutes furent celle de la consécration, un constat inconscient se faisait dans mon esprit, celui d’une soirée que je n’oublierais pas, il faisait maintenant jour sous la verrière et j’étais apaisé.



La soirée a pris fin le 13 novembre 2016 à 12h. Je me suis rendu compte en sortant ce que cette date symbolisait, et nous avons célébré sans le vouloir la mémoire de ceux qui nous ont quitté il y’a un an jour pour jour.


Report par Ryan Boudergui AshmoreCrédits vidéo: Kenza Drevet

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