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Cela fait maintenant plus de 20 ans que le festival I Love Techno fait bouger l’Europe. Avec sa 2ème édition française ce 10 décembre 2016 à Montpellier, ce n’est pas moins de 20000 festivaliers qui étaient attendus pour danser jusqu’au petit matin sur les rythmes des 23 artistes, répartis sur 4 scènes (Red, Blue, Green & Purple Room).

Bien qu’il soit excentré, le lieu est très facile d’accès, 20 minutes depuis le centre de la ville. Le TaM (Transports de Montpellier Méditerranée) a prévu un titre de transport pour l’occasion, soit 2€ aller/retour.

23h : Le tramway nous dépose à 200m de l’entrée. Nous arrivons au Parc des expo de Pérols.

Après avoir passé les points de contrôles, suffisamment nombreux pour ne pas avoir à attendre trop longtemps, nous accédons au festival par l’espace Chill-out; espace dans lequel se trouve le stand de prévention, un point-info, la caisse ‘Cashless’ (moyen de paiement très pratique pour les festivals de cette ampleur), ainsi que la Purple room où se succèdent les talents montants de la région.


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Après un passage aux vestiaires, direction la Green Room pour assister au live du frenchie Worakls au détriment de Maceo Plex que nous avions déjà vu à plusieurs reprises, notamment au N.A.M.E Festival (on en parle ici) ou à The Peacock Society.

À l’entrée de la Green Room, le public est prêt à taper du pied toute la nuit, l’ambiance est joyeuse et festive. Dès les premières minutes, nous sommes emballés. Il nous livre un live mélodieux avec des changements de rythme originaux. Worakls termine son set en beauté avec le titre “Porto”. Le public est conquis !

La soirée ne fait que commencer mais laisse présager une très bonne suite. Beaucoup d’excellents artistes pour un seul soir, la frustration aurait pu se faire sentir.

Mais non, le choix a été fait. 00h20: Direction la Red Room. Nous verrons la fin de Maceo Plex puis le début du set de Laurent Garnier. Malgré le peu de temps passé, le cubain envoie ce qu’il sait faire de mieux, un son mélodique suivi d’une techno deep. S’ensuit l’arrivée de Laurent Garnier sur la Red Room. Étant la scène la plus grande et la plus attendue, la foule ne diminue pas. Au contraire, les festivaliers se bousculent pour voir notre Lolo national.



Cependant, Vitalic se tenait en parallèle sur la Green room, et il nous semblait inconcevable de manquer son nouvel ODC live. Effectivement, aucun regret à avoir ! Un live d’1h15 qui paraît trop court tant les titres plaisent. La foule est subjugué par une scénographie envoûtante. Notons tout de même un mouvement de foule provoqué par la vaporisation de gaz lacrymogène dans le public. Ce qui a eu pour effet de sortir les festivaliers de leur exaltation.



3h20: Passage forcé par l’extérieur pour retourner sur la Red afin d’assister à la fin du set de Laurent Garnier et de respirer un peu. Arrivé là, les 3 degrés extérieurs se font vite oublier tant l’ambiance est chaude. Garnier nous livre un ending à base de  techno berlinoise.



3h30:  les derniers DJ entrent en scène. Marcel Dettmann B2B Ben Klock sur la Red. Le duo envoie une techno très industrielle aux kicks lourds et puissants. Les ayants déjà vu précédemment nous décidons de prendre la direction de la Green Room sur laquelle nous retrouvons Dave Clark. Malgré son surnom, “The baron of Techno” aligne des sons tant House que Techno. L’anglais laisse libre court à son talent en mélangeant différents styles. Les festivaliers tombent sous le charme et l’ambiance est extatique. Un closing idéal.


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Conclusion


Les Montpelliérains peuvent être fier d’héberger la I Love Techno Europe. Cette 2ème édition, qui regroupe les grands noms de la scène techno, dubstep/DnB et frenchies fut un succès. Il nous a fallu faire des choix drastiques tant le line-up était riche.

L’ambiance et l’envie de festoyer étaient au rendez-vous. Le sourire jusqu’aux oreilles, des danses de pas à ne jamais en finir. Le renfort des tramways et le tarif réduit était un vrai plus.

Petit bémol sur le gaz lacrymogène pendant la soirée en plein milieu de la foule. On ne saura jamais si cela venait de la sécurité ou d’une personne lambda. Le système son sur la Red Room manquait de clarté avec des basses saturées. La superficie de la Red Room doit y être pour beaucoup .

Nous reviendrons sans problème l’année prochaine !


Report par Clément Meynié & John Christophe Punzalan

© Nicko Guihal © Romain Orrico