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Depuis plusieurs années maintenant, la Weather contribue à l’avancée de la techno parisienne pour nous offrir des événements musicaux de qualité. L’édition hivernale 2016 se divisait en deux grandes scènes: Hall A orienté House avec Kosme, Russ Gabriel, Josh Wink, Sweely et Laurent Garnier que nous avions pu voir sur la couverture de “A nous Paris” la semaine dernière; Le Hall B était lui orienté techno avec Marcellus, Blind Observatory, Unforeseen Alliance, Marcel Dettman et ce fameux hybride live/Djset entre Peter Van Hoesen et Donato Dozzy. Comme chaque année, la Weather met un point d’honneur à proposer diverses prestations artistiques. La line-up semble attrayante même si un peu décevante lorsque l’on voit que Marcellus et Kosme feront l’opening de leur Hall respectif – adieu l’apéro qui s’éternise jusqu’à 23h pour ceux qui auront décidé de voir ces deux artistes.

Pour sa troisième édition, le festival nous donne rendez-vous au Paris Event Center au Nord de Paris, de 20h à 08h le samedi 17 décembre. De notre côté, nous avons fait le choix d’arriver sur les coups de minuit, après avoir vu la programmation de la Concrète du 6 janvier qui ramène Kosme. La file d’attente est longue, comme toujours, c’est un peu l’heure de pointe mais les vigiles semblent un peu dépassés par la situation. Problème d’organisation X ou faute de certains festivaliers – car oui, inutile de se le cacher, nous nous sommes tous déjà retrouvé dans une file totalement écrasée par des idiots qui poussent à l’arrière. Situation difficile, voir dangereuse pour certains, le mouvement de foule s’estompera et tout le monde finira par rentrer.


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00h45: nous découvrons le lieu agencé un peu différemment que l’année précédente mais toujours avec ces deux grands hangars. On commence donc par le Hall B avec le live de Unforeseen Alliance. Après avoir raté leur passage à la Weather en 2015, nous retrouvons avec impatiente ce live improbable à 8 mains composé de quatre producteurs français: Zadig, Antigone, Voiski et Birth of Frequency. Synchronisation et harmonie sont les mot d’ordre et les artistes ne se laisseront pas perturber malgré la petite coupure de son. “C’est comme si l’hystérie entre chaque artiste avait été retransmise au public”

2h: c’est Marcel Dettman qui prend le contrôle des platines, même si son set est bien engagé, nous préférerons changer de scène pour voir le live de Sweely. Après son passage à la Concrète fin juillet, le jeune producteur niçois revient avec sa House aux inspirations funk et jazz qui sera une très belle découverte pour nous. Le son augmente, la salle est remplie et il fait chaud – si chaud que nous avons tous senti une ou deux gouttes tombées du plafond mais évidemment on oubliera ce moment car c’est Laurent Garnier qui arrive enfin et clôturera le Hall A. Toujours égal à lui-même, nous voyons aux expressions de l’artiste qu’il se fait plaisir et à son public aussi, l’introduction de son set (https://soundcloud.com/sweetmelodicmusic/mason-rubinstein-string-theory-dimension-2-dimension-restructured) mélodique et planante nous transporte dans une atmosphère envoûtante. Les morceaux s’enchaînent, variant entre les styles selon la réaction des festivaliers, tandis que les lumières plongent l’espace dans un autre univers. Même si l’on reconnaît plusieurs sons dans son set – à force de le suivre – Garnier trouve toujours la manière d’y ajouter quelque chose qui fait que cette fois ne sera pas comme la précédente. Le son s’arrête dans le Hall A, et le public se dirige vers le Hall B pour voir la performance entre Dozzy et Peter Van Hoesen qui clôturera parfaitement cette Weather.


Aftermovie par Sweely et vous !



8h: le festival prend fin et nous nous dirigeons à la Concrète pour la suite de l’aventure en se disant que cette troisième édition était pas si mal. Surprize semble avoir tenter de prendre en compte les remarques des années précédentes (condensation / cashless) même si le gros bémol cette année reste la fluidité aux entrées.

La Weather proposait donc son after officielle à la Concrète – évidemment – en annonçant Marcel Dettman et un b2b entre Zadig et Voiski. Arrivés sur la barge, une belle surprise nous attend: Laurent Garnier. L’artiste commence son set et Marcel Dettman le rejoint. Le jour se lève, il est 11h passé et nous pouvons dire que la pression n’est pas redescendu. Personne n’arrête de danser, la techno mentale de Dettman s’accorde à la house de Garnier laissant le public transporter par une telle fusion entre les deux artistes. Lorsqu’ils décident de caler une track Drum”n Bass ou encore disco notamment celle-ci: https://www.youtube.com/watch?v=kvR5zXUlhB8&app=desktop, la foule devient folle et au fur-et-à-mesure que l’heure avance, nous en perdons la notion du temps et cette after qui devait se terminer à 14h s’achèvera finalement à 15h. Et là, c’est la fin, et tout le monde se regarde en pensant la même chose ” C’était vraiment historique, dingue, incroyable, le genre de truc qui te réveille tellement c’est puissant.”


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Tandis que la France cherche à s’imposer, au même titre que ses voisins sur le marché des festivals de musiques électroniques (DGTL, Sonar, ..), il est certain que les moyens disponibles et les taxes appliquées ne sont pas les mêmes mais la Weather s’en sort plutôt bien dans la capitale. Avec plusieurs années d’expériences, deux événements par an, de nombreux d’artistes présents et des centaines de festivaliers: on peut se dire que l’équipe Surprize a apporté une dynamique à la fête dans la capitale. 

Alors NON, on peut dire que la Weather n’est pas une machine à fric lorsque l’on sait que les early-birds sont à 25e et que l’événement lui-même est financé par la Concrète. Aujourd’hui on se retrouve avec des noms d’artistes vu et re-vu sur une partie du line-up de la Weather Winter comme d’ailleurs nous pouvons le voir sur d’autres festivals. Mais qui peut réunir autant de monde sans avoir une tête d’affiche ? Un mois avant le festival, le mur de l’événement se transformait en requête d’artistes tel que Nina Kraviz, Adam Beyer, Ben Klock… Alors, nous reconnaissons vite ce public à 80% avide d’artistes “famous” déjà vu 3 fois dans l’année à Paris ou ailleurs.


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Finalement la Weather Winter c’est un événement annexe avec une programmation moins éclectique par rapport à l’édition d’été mais qui, tout de même, a su trouver sa place dans la nuit parisienne et répondre à une demande en majorité. Aujourd’hui, la Weather Winter c’est Marcel Dettman, Laurent Garnier, Jeff Mills, mais peut-être que demain, ce sera des artistes de la scène émergente car quand on voit les line-up de la Concrète on ne doute pas des capacités du DA à dénicher de nouveaux talents.

On vous invite aussi à aller sur la chaîne youtube CultureBox où plusieurs set/live ont été enregistrés : https://www.youtube.com/user/CultureboxFTV/videos


Report par Chloé GrienenbergerCrédits photoJacob KhristCrédits vidéo: Sweely et vous !