Sortie du nouvel EP de Jumo « Dérive »


Avec déjà deux EP a son actif, « Nomade » paru chez Nowardays Record (Fakear, La Fine Equipe, Clément Bazin) en 2016 et « Etape » en février dernier, Jumo nous propose sa dernière création : Dérive.

Des sonorités planantes et riches en changements d’intensités, Jumo manie l’art de la rupture rythmique permettant d’élever ses mélodies, de les rendre aériennes afin de nous transporter dans un monde de rêveries, à la croisée de l’ambiant, de l’électronique et du Future Beat. Cet univers qu’il a commencé à façonner il y a un an de cela avec des morceaux tels que Nomade ou encore Desert pour en dessiner les contours est en mutation.

D’un nuage mélodique chargé en strates musicales, composé de nombreux instruments, de gimmicks vocaux et compartimenté en différents mouvements, nous évoluons petit à petit vers un désépaississement de ce brouillard ambiant pour migrer vers son deuxième EP. « Etape » porte très bien son nom, tout en restant dans la continuité du travail déjà réalisé, il laisse entrevoir une dimension plus mélancolique et introspective, telle une exploration sentimentale.

Les nappes disparaissent progressivement pour laisser place à la légèreté. Il apporte le liant nécessaire à la naissance du nouvel opus à paraître en Mai 2017 « Dérive » car ce sont justement ces voies exploratoires qui seront exploitées pour parvenir à l’envol. Les sonorités presque spatiales comme nous pouvons les découvrir dans Bloom, les changements de rythmes et d’intensité présents dans Huit jours, font preuve de l’ambition de survoler ce qui s’apparentait à un nuage mélodique.

La mutation de l’univers de Jumo est opérée grâce aux rencontres qu’il a pu faire (comme avec le pianiste Andrew Audigier ou encore les chanteurs Holy Oysters et VedeTT qui prêtent leurs voix aux morceaux « Bloom » et « Je le savais »), mais également de par l’approche qu’il entreprend :


« J’ai pas mal travaillé avec une base piano sur plusieurs morceaux (Dérive, Huit Jours, Bleu) c’est une démarche assez différente, j’ai été très inspiré par la musique contemporaine de Steve Reich ou Philip Glass. L’idée est de partir d’une simple tourne de piano, et de rajouter progressivement d’autres couches qui viennent compléter la mélodie, parfois en créant des décalages, et des mouvements. »

Juno est membre du collectif CELA sein duquel il exerce ses talents de musicien, dessinateur et graphiste en duo avec l’illustratrice Nina Guy dont la collaboration permettra la réalisation du clip de Bloom.



Jumo évolue également sur scène comme ce fut le cas au Printemps de Bourges, ses live s’accompagnent de projections vidéo pour allier image et son afin d’offrir au public une expérience immersive unique au sein de cet univers dont les limites sont en constante évolution.

Il se produira le Samedi 13 mai de 19h30 à 23h à La Gaîté Lyrique à Paris.

Billets (cliquez sur le lien) : (http://www.digitick.com/jumo-giorgia-angiuli-nova-materia-concert-la-gaite-lyrique-paris-13-mai-2017-css5-gaitelyriquemob-pg101-ri4585861.html)


Chronique par Jules Nouvion

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