Le weekend dernier, les 6 & 7 mai, la plage de Torcy vibrait au rythme des DJ sets et des live Techno, House et Tech-House de 50 artistes, lors de la 5ème édition du Marvellous Island. 20 000 festivaliers ont bravé, dans la joie et la bonne humeur, les averses et la boue, pour profiter pleinement d’une programmation solide, répartie sur 3 scènes. En tant que fidèle partenaire, ItinéraireBis était présent le samedi, et revient sur cette journée riche en émotions.


Une organisation impeccable


Samedi 6 mai, la pluie bat son plein à la gare de Torcy, là où nous attendons les navettes qui nous amènent directement à l’entrée du festival. Nous imaginons tout de suite que le cadre bucolique du Marvellous Island, qui en fait sa renommée, risque bien d’être entaché par le mauvais temps. C’est sans compter sur une organisation de choc, dont la réactivité est le maître mot. La scène Hippie est couverte au dernier moment d’une longue bâche joliment décorée, et nous pouvons également nous réfugier dans le hangar insonorisé de la Digitale Stage en cas de grosses averses. La Beach Stage, quant à elle, reste non couverte, mais quand nous arrivons face à son énorme scène, dont les écrans forment un soleil, juste devant le lac, nous pensons que ça aurait été dommage de gâcher ce panorama sous une bâche.

Equipés d’un poncho et de bottes en caoutchouc, le festival n’a pour nous aucune limite. Petite pensée tout de même pour les campeurs qui, bien qu’ils aient bénéficié cette année d’un camping plus grand, avec 5 offres sur mesure, doivent tout de même souffrir de l’humidité.

Les food trucks sont toujours au rendez-vous, et plus variés que jamais (dédicace à Aji Dulce qui fait des arepas comme à Caracas). Sans oublier non plus les animations (personnalisation de cup Red Bull, truck Desperados aux sons Hip-Hop endiablés, truck Itsy Bitsy Boutique Nomade, l’Atelier La Banane pour imprimer n’importe quoi, sur n’importe quel support, etc.).

Pour finir, la scénographie, toujours aussi pétillante et colorée. Nous retenons bien entendu, la Beach Stage sans qui le Marvellous Island ne serait rien, avec son filet de volet, son espace baignade et ses bars et autres stands, le pont et ses fleurs tropicales géantes, le bar lumineux rouge de la Digital Stage, et son DJ booth devant le mur du fond recouvert d’énormes carrés colorés et clignotants, le masque géant de la Hippie Stage, et l’espace chill dont les canapés, fauteuils, et tapis, se mélangent tel un immense salon, sur sol de sable.


Un line-up survolté


La programmation du Marvellous Island est encore une fois riche, et promet de se déhancher sans s’arrêter. Les artistes très attendus cette année sur les deux jours sont : Oxia, Charlotte de Witte, Amelie Lens, Alan Fitzpatrick, Maya Jane Coles, Michael Mayer, Kölsch, Point G en live, N’To et Joachim Pastor venus présenter leur projet Sinners, Oliver Huntemann, Julian Jeweil, Marc Houle, Konstantin Sibold, Agoria, et Stephan Bodzin.

Difficile pour nous de faire notre choix parmi ce superbe line-up. Nous décidons donc – notamment grâce à la pluie – d’aller découvrir des artistes que nous connaissons moins dans la Digital Stage. Notre journée commence avec la fin de Timid Boy, suivi par le « Love Road Live » de Traffic Beats qui nous intrigue beaucoup. Ces deux artistes nous offrent une Tech-House punchy et mélodieuse aux kicks bien tranchés. Une belle entrée en matière pour cette 5ème édition du Marvellous Island.


Traffic Beats


 

 


Nous partons ensuite écouter le Live de Silens qui est indubitablement notre coup de cœur du festival, et notamment leur premier EP : Silens., sorti en décembre 2015, que nous venons de découvrir quelques jours auparavant. Les 3 Frenchies, Sarkis Ricci, Maxime Farry et Victor Callard nous séduisent avec leur Deep House envoûtante et lourde, et ne nous déçoivent pas au Marvellous Island en nous offrant une House percutante, avec une ligne de basse toujours aussi envoûtante et lourde qui nous rappelle la patte de Silens.


Silens


 

 


Maintenant, direction la Beach Stage. Il ne pleut plus, c’est l’occasion d’aller nous trémousser sur le Live de Point G, tant attendu. Sa « True House » française, riche et punchy nous fait danser pendant près de 1H30, pour laisser place aux inconditionnels Kölsch et Michael Mayer qui étaient là, où nous les attendions, ni plus, ni moins, avec leur Techno type « Ibiza ».


Point G (break)


 

 


Point G (juste après le drop)


 

 


Une petite pause dans la Digitale Stage avec Anna, qui nous sert une techno explosive sur laquelle on ne peut s’empêcher de sautiller. Retour ensuite sur la Beach Stage pour clôturer cette journée avec Maya Jane Coles, notre deuxième coup de cœur du festival, qui nous régale avec sa Deep Tech House kickée (et tout oui, tout cela à la fois). Quand vers 23H30 passe le remix de Pump the Jam version Maya Jane Coles, nous ne pouvons nous empêcher de verser une petite larme de plaisir, entre deux pas de danse endiablés.


Maya Jane Coles (Pump The Jam) 


 

 


Le Festival Marvellous Island est toujours une aussi bonne expérience, qui plus est, aux portes de Paris, le tout dans un cadre idyllique. Ce jeune festival n’a rien à envier aux grands et a bien compris qu’une scénographie travaillée associée à un panel d’artistes plaisants au plus grand nombre, sont la clé d’une réussite garantie, et ce malgré la pluie. Les puristes de musique électronique n’y trouveront pas leur compte, mais nous, ce que nous venons chercher au Marvellous Island, c’est avant tout une ambiance chaleureuse, à partager avec nos amis, les pieds dans le sable.

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