Rencontre avec le label Newfact Music : lumière sur ces artistes à suivre, nouveaux acteurs de la scène House Minimale

A l’occasion du lancement de leur nouveau concept L’Après-Midisque du 28 mai prochain sur le rooftop du Generator Hostel à Paris, nous avons rencontré les fondateurs du label Newfact Music, pour en apprendre un peu plus sur eux, et notamment faire découvrir au public leur House Minimale pointue, véritable signature de ces artistes, Suli, Honzo et Jam’on (qui a quitté l’aventure).


ItinéraireBis : Suli, Honzo, racontez-nous la genèse de Newfact Music. Qu’est ce qui se cache derrière ce nom ? Comment vous êtes-vous lancés dans la création de ce label ?

On a toujours été passionnés de musique électronique. Dénicher des artistes, des morceaux, on a toujours aimé faire ça. En 2013, on s’est dit que c’était le moment pour nous de créer notre propre maison de disque, pour pouvoir partager la musique qu’on aime, mettre en avant des artistes étrangers et français qu’on a découverts mais, ce qui a nous a motivé avant tout, c’est de pouvoir s’auto-produire. On s’est lancé, et on a eu la chance que nos premières sorties soient des succès. Depuis, on continue de sortir des vinyles, et on organise des événements pour promouvoir nos artistes sur la scène Parisienne, et un peu en Suisse aussi. Pourquoi Newfact, pourquoi ces pseudos ? Nous, on marche à l’instinct, au feeling. On a choisi ces noms, comme on a monté ce label : c’était pour nous une évidence.


IB : Comment vous définissez-vous artistiquement ?

Si on doit choisir notre style de musique électronique, on peut dire que c’est de la House qui tend vers la Minimale. Avant de faire un style en particulier, on fait surtout ce que l’on aime, sans finalement se soucier de ce à quoi ça s’apparente. Puis, avec tous les genres et sous-genres dans la musique électronique, on s’y perd un peu.


IB : Où trouvez-vous vos artistes ? Est-ce difficile de les convaincre de venir chez vous ?

Pour les artistes émergents, Soundcloud est une véritable mine d’or. Sur nos premières sorties, la majeure partie des artistes signés ont été contactés via Soundcloud, puis on les a invité à venir jouer sur Paris pour la plupart. Pour les artistes plus installés, ça marche vraiment à l’affinité. Ceux qui signent avec nous sont des artistes qui apprécient réellement la musique que l’on produit, et qui ont envie de faire partie de notre projet. On remercie d’ailleurs Chris Carrier, premier producteur – déjà bien installé dans le circuit – à nous avoir fait confiance sur le NFM vol.7.



IB : Trois mots pour définir votre public ?

20-35 ans / initié / venant de Paris, Suisse, Angleterre et Allemagne.


IB : Si je regarde un peu vos playlists du moment, j’y trouve quoi ?

Suli : C’est assez varié : breakbeat, du Viktor Udvari ou même du Maurice Ravel.
Honzo : De la House fin des années 90-début 2000 : je bloque pas mal sur Matthew Herbert en ce moment. Sinon un groupe de Jazz/soul/funk : Badbadnotgood.


IB : J’ai vu que vous vous êtes produits à Paris mais aussi à Zurich et Londres. Est-ce difficile de faire son trou à Paris ? Comment vous exportez-vous ?

Faire son trou à Paris c’est de plus en plus difficile car il y a de plus en plus de collectifs, et les producteurs sont de plus en plus talentueux. Il faut donc arriver à se démarquer des autres, en ayant par exemple des artistes exclusif au label.
Il y a différents facteurs pour que le label s’exporte, mais on pense que tout contact vers l’étranger, que ça soit signer des artistes étrangers, ou faire des podcasts pour des structures basées à l’étranger, ça aide naturellement à l’exportation du label.


IB : Et donc, comment vous démarquez-vous des autres ?

Nous, le gros avantage qu’on a, c’est d’être passionnés avant tout, bien entendu, mais surtout, on est une maison de disque. C’est un gage de valeur et de reconnaissance pour les artistes.


IB : Quel est l’endroit où vous avez préféré vous produire et pourquoi ? Où il y a-t-il des endroits que vous appréciez plus que d’autres ?

A l’étranger, le Friedas Büxe à Zurich, pour l’atmosphère intimiste du club, la proximité avec le public, le système son de grande qualité, et la scénographie très travaillée.

A Paris, le Nouveau Casino, pour son système son également, pour l’ambiance « famille » vraiment unique, l’agencement de la salle, et le staff toujours au top.


IB : Combien de soirées avez-vous organisé ?

14 soirées déjà.


Une préférence pour le choix des clubs/salles où vous organisez ?

Notre 1er critère, c’est le système son. Ensuite l’agencement de la salle, et du bon matériel sur place.


IB : Comment imaginez-vous la soirée de rêve ? Avec quel line-up ?

L’idéal serait un club avec une salle intérieure et une extérieure, un super système son, une bonne ambiance, et pour le line-up : Zip, Apollonia, Zendid, et nous.


IB : Les derniers artistes que vous avez fait jouer ?

C’était au Nouveau Casino le 8 avril dernier : Federico Molinari du label Apollonia et Massaï du label Sentaku, qui sera avec nous le 28 mai.



IB : Justement, parlons du 28 mai, comment vous est venue l’idée de ce concept à savoir : savant mélange entre sets House Minimale, vinyl market, chill et mode, le tout sur les toits de Paris ?

Ca faisait longtemps qu’on voulait organiser quelque chose avec le label Sentaku avec lequel on travaille régulièrement. On a découvert récemment le Generator Hostel et notamment son rooftop sur lequel on a totalement flashé. On s’est dit que c’est l’endroit idéal pour y organiser quelque chose et, comme on voulait impérativement pouvoir profiter de la vue en journée, on a réfléchit à un nouveau concept qui serait bien plus qu’un endroit pour chiller avec du son. On veut offrir à notre public une nouvelle expérience en mariant les genres, le tout sur fond de House Minimale bien entendu, et on espère vraiment qu’il appréciera.  

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IB : Quelle est votre plus belle réussite jusqu’à aujourd’hui ?

La physionomie musicale qu’on a réussi à créer depuis le début.


IB : Il y a quoi à l’horizon pour vous ?

On a 2 vinyles en préparation : un EP avec deux artistes très talentueux de Stuttgart qui s’appellent Som & Cana, avec un remix de Federic Molinari, et un autre remix de Jam’on qu’on est très content de retrouver, et Rapo, un de nos anciens résidents à Zurich. Ensuite, un 2ème release qui sera surement un various avec notamment un artiste de Crazy Jack, Olivier Romero, aussi connu sous le nom de Psykoloco.


IB : Un dernier mot ?

Notre physionomie musicale se rapproche des gens qu’on book. On a booké dernièrement Cabanne, Malin Génie, Djebali, Alci, Livio & Robi, REda daRE, Federico Molinari, Chris Carrier et Pit Spector. Sinon on est joué par Petre Inspirescu, Mandar, Barac, Joseph Capriati, et Ritchie Hawtin.


Crédits photo: Newfact et Mattia Ribay

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