Rencontre avec l’étoile filante Carmen Maria Vega


Marraine de la session 2017 du Rock in loft au Printemps de Bourges, Carmen Maria Vega a sorti son nouvel album « SANTA MARIA » le 7 avril dernier. ItinéraireBis lui a posé quelques questions pour que vous puissiez la (re)découvrir !


ItinéraireBis: quelles sont vos influences musicales et artistiques ? Comment êtes-vous venue à la musique ?

J’ai été baigné dans le rock des années 70. Freddie Mercury en tête. Bowie . Les Pink Floyds. Klaus Nommi. Bernard Marie Koltès. Frida Khalo. Magritte. Dali. Le courant dadaiste et surréaliste. Boris Vian pour La France. J’ai été poussée sur scène par deux profs de musique formidables. Le premier au collège, Renaud Brand, qui m’a permis d’enregistrer ma première maquette une reprise de « it’s oh so quiet » La version de Bjork. Je l’ai fait écouter l’année suivante à Phillipe Gonin mon prof de musique option lourde au lycée. Il a été séduit et m’a fait chanter « the great gig in the sky » des Floyds sur la scène du Transbordeur de Lyon pour mon premier concert, l’enfer du stress. J’avais 16 ans.

IB: en parlant de votre musique, comment pourriez-vous la définir ?

Je ne me ferme aucune porte, je m’inspire depuis toujours de ces univers divers. Je garde en passion l’absurde pour la mise en scène. Je ne définis pas ma musique, car d’un album à l’autre, je change volontairement de genre musical. Je supporte assez mal l’ennui, je tends à être libre donc j’insuffle du renouveau dans chaque démarche artistique et nouveau projet. Le seul point commun c’est que je chante en français… Pour l’instant..



IB: votre troisième album « Santa Maria » est sorti le 7 avril dernier. Que représente t-il pour vous ?

C’est sans doute l’album le plus personnel. Je sonde la quête d’identité. La mienne et aussi celle des autres. Je pose la question « qu’est ce qui nous constitue, qu’est ce que je construis durant des années qui fait ce que je suis ? ». C’est à la fois l’amour, Le travail, la famille. La sexualité. Le genre. C’est un album de témoignage et aussi sociétal.


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IB: avant votre retour en musique, vous avez multiplié les expériences artistiques (cinéma, votre rôle de Mistinguett dans la comédie musicale « Mistinguett, Reine des Années Folles »). Que vous ont-elles apporté dans votre évolution personnelle ?

Elles m’ont permis de me perfectionner à plein d’égards. De revenir à mon premier amour qu’est le théâtre. De confirmer mon envie d’être reconnue comme une artiste pluridisciplinaire. En France, on aime pas trop ça. On est pas trop anglophone dans la manière d’aborder les métiers d’arts. On nous demande de choisir un endroit et d’y rester. Je n’ai pas envie.



IB: vous avez été la marraine du Rock In Loft au Printemps de Bourges le 20 avril dernier. Une belle expérience non ?

Le rock in loft est en train de devenir populaire comme l’a été feu la scène des tontons, la table d’harmonie.Le concept est super et cette année le lieu tenu secret était une église et c’était très raccord avec ma nouvelle scéno, j’etais ravie. Les groupes qui y ont joué étaient de qualité et rock in loft leur permet d’être découvert par des professionnels, j’étais très flattée d’être la première marraine du off le plus in oui.


IB: quelles sont vos influences du moments, vos artistes préférés ?

Je suis mono maniaque. J’écoute en boucle l’album «  honey moon » de Lana Del Rey. Le dernier Cléa Vincent « Tropi-Cléa ».



IB: quel est votre programme pour cet été et pour la suite ?

Je tourne tous le mois de juillet. Je dois finir l’écriture de mon premier scénario cet été. À la rentrée, je reprends le spectacle « Garcons » aux cotés de Cléa Vincent et Zaza Fournier en alternance avec Chloé Lacan. Et la tournée Utra Vega reprend elle aussi en même temps. Beaucoup de travail.


IB: le mot de la fin…

Ca va toi ?


Crédits photoChloé Jafe

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