Le nouveau collectif MYST s’est lancé mercredi 24 mai sur un nouveau concept : l’alliance de l’art et la musique underground pour une ambiance plus trash et assumée encore trop timide sur la scène parisienne. Retour sur cette mystérieuse soirée…


 

 


Après 15 minutes de marche pour échauffer nos jambes qui s’apprêtent à danser pendant 10 heures, nous arrivons sur les lieux : bonne insonorisation qui nous met l’eau à la bouche et éveille notre curiosité. Des gommettes sont collées sur nos téléphones portables, les photos sont interdites et cela impose directement une ambiance berlinoise dans laquelle les complexes ne sont plus permis. Nous montons enfin dans la salle dans laquelle un brouillard permet de se perdre totalement à la musique et le thème est imposé : chaînes et sculptures suspendent sur la scène et le dancefloor.


 

 


Le Français Size Sier ouvre le bal et nous introduit directement dans l’ambiance avec un set dynamique et effervescent. Ringo prend ensuite le relais : il chauffe la salle au maximum avec un live carré et sans fausse note, brut sans être agressif. La salle se remplie et nous pouvons assister à des performances de danse très déchaînées qui nous hypnotisent : un danseur venu de Berlin, avec qui nous avons eu la chance d’échanger nos impressions, retient notre attention ; il s’investi dans une expression corporelle assumée qui donne envie de danser. Tous les performeurs se donnent pour le plaisir de nos yeux et nous transmettent leur énergie, pour un show à la hauteur de nos attentes.

Vient ensuite le tour de Leiras suivi de Boris que nous attendions de pied ferme. Le Berlinois nous a charmé par son set mental et froid de 3 heures, avec des mélodies renversantes (et un sourire ultra-communicatif). En effet, l’agencement bien calculé de la salle nous laissait l’espace nécessaire à chacun de danser sans se bousculer, nous offrait de plus une proximité agréable avec les DJ et la lumière rouge apportait le côté érotique que nous avait sous-entendu le collectif.

C’est ensuite ABSL qui vient clore les festivités. Le français impose son style avec des variantes entre techno et punk (voir Nitzer Ebb – join the chant), une association subtile qui nous a retenu jusqu’à la fin de la soirée.

Le défi est relevé pour cette première édition sous le thème « Chaînes et Dénuement » : l’organisation, le lieu, les performeurs en passant évidemment par les DJs ont largement répondu à nos attentes. Le collectif a placé la barre haute avec son prologue accompli, nous ne pouvons qu’attendre avec impatience leur prochain événement.

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