Dimanche soir Laurent Garnier fêtait quasiment jour pour jour ses 30ans de carrière dans le mythique Rex Club qui l’a vu grandir et qui est devenu en quelque sorte sa seconde maison.

Il est 23h30 lorsque nous arrivons devant le club où une longue file d’attente s’était déjà formée, avec un public de tous les âges, autant les fans de Laurent de la première heure, que la nouvelle génération qui ne l’a découvert que plus récemment. A minuit pile nous parvenons à rentrer parmi les tous premiers arrivant. Laurent est déjà dans le booth où il a lancé des premières tracks  “La Trance” de Four Tet ou “Love Jones” de Glenn Astro – encore assez “calme” pour servir d’introduction en attendant que le public remplisse la salle. On entre vraiment dans le vif du sujet lorsqu’il lance “God Loves Detroit” de Terrence Parker vers 1h30 du matin. On peut sentir l’énergie du public monter de plus en plus et s’imprégner religieusement  de la musique de Laurent Garnier. Quant à lui, on le voit à l’aise dans le booth, souriant comme à son habitude et en totale maitrise de son set. Il se donne à fond sur ses drops avec également des transitions toujours aussi soignées. Il enchaine des tracks de Inner City, Julien Jabre, Derrick May ou encore Kerri Chandler. On voit qu’il est toujours aussi reconnaissant envers ses parrains.
Mais c’est lorsqu’il a lancé son mythique Crispy Bacon que la foule compacte est entrée en trance, même 20 ans plus tard, l’effet est toujours le même. Transition ensuite vers I Feel Love de Donna Summer, propre et efficace. Un travail digne d’une Légende vivante. Les tracks s’enchaînent et la soirée touche à sa fin, à la hauteur de l’homme,  magnifique, inoubliable et légendaire. Un public de vrais fans réuni autour d’un Laurent au meilleur de sa forme et qui donnait tout ce qu’il avait pour nous offrir une nuit spectaculaire, au delà même de toutes nos espérances. Merci Laurent.

© Report par :  Elyes Jouini
© Photo par :  Jacob Khrist

 

%d blogueurs aiment cette page :