Acteur incontournable de la scène française, Clément Pérez alias 14anger fait partie de ces DJ et producteurs à s’être construit plusieurs identités au fil du temps. Alors qu’il a commencé à se faire connaître sous plusieurs alias hardcore comme “Klem HCC” et “Zerogoki”, c’est aujourd’hui sur Rendered et 14anger qu’il concentre son temps. Tandis que Rendered est un projet techno / EBM en duo avec Daniel Myer – un autre vétéran des années 90 – 14anger est son projet plus personnel qui mêle la techno à ses diverses influences : rave des 90s, indus /breakcore et acid des années 2000. Mais pas si loin de ses premiers projets, 14anger semble davantage adapté au dancefloor en reprenant les idéaux du Positive Hardcore des années 80-90 : se servir de la colère pour alimenter un projet positif. Une musique qui frappe fort et juste, depuis ses débuts 14anger a sorti de belles galettes : quelques unes en solo comme “Hasta” sur Tripalium Records en 2015 et d’autres en collaboration avec Dep Affect comme dernièrement “Storm Drain EP” sur Green Fetish Records. Ambiance sombre et puissante, 14anger nous propose de découvrir son univers à travers quelques tracks avant de se produire cette semaine à Jeudi Techno.

 

La track qui te redonne le sourire le matin? J’écoute rarement de la musique électronique le matin, je préfère du punk pour bien lancer la journée.


La track qui te fait le plus vibrer en ce moment ? Le remix du morceau de DJ Varsovie – Vampires par Codex Empire sorti sur le label Intervision (les potes de Container à Paris!). J’ai découvert le morceau à Berlin lors d’un live de Codex Empire et depuis je le joue tout le temps et partout. Le mélange parfait de l’esprit rave et des racines industrielles, et une putain d’énergie !


La track qui te donne le sentiment d’évasion? J’aurais pu facilement mettre un morceau de Boards Of Canada mais je pense que l’intro du 4ème album de Dead Can Dance (« The Serpent’s Egg ») est encore meilleur avec les années qui passent. Leurs albums sont toujours des voyages entre plein d’époques et des influences fantasy et dark eighties mais celui là est particulièrement intemporel.


La track qui te fait pleurer ? Le fan ultime d’Aphex Twin que je suis hésite sur cette question mais je dirai ‘April 14th’. Même si on ne sait pas vraiment si c’est une date heureuse ou malheureuse pour lui.


La track que tu adores, mais personne ne comprend pourquoi ? Je pense que certains de mes (vieux) amis comprendrons l’amour que je peux porter à ‘Open Your Mind’ d’U.S.U.R.A.. Les autres ne saisirons peut être pas la grandeur de ce morceau..


La track que tu peux écouter en famille ? Commander Tom – Are Am Eye ? sur Noom. Je me suis tellement entraîné à mixer chez mes parents avec ce disque dans les 90s que ça leur rappellera sûrement des bons souvenirs (ou pas).


La track qui est une private joke avec tes meilleurs potes ? Évidence ! ‘Omen III’ de Magic Affair.


La track du mélancolique dimanche soir ? J’hésite avec un morceau de M83 mais ça sera The KLF – Build a fire.


La track que tu as écouté 35839 fois au point d’être dégouté ? Sûrement le morceau que j’ai le plus écouté dans ma vie, mais je n’arrive toujours pas à m’en dégoûter..


La track que tu ne peux t’empêcher de jouer depuis tes débuts ? Dj Bountyhunter – Demilitarized Zone sur Bonzaï. Le premier Bonzaï que j’ai acheté à sa sortie en 95 et que je joue toujours très souvent.


La track pour motiver les foules ? Je ne suis pas sûr qu’on puisse faire mieux que ‘Access’ de DJ Misjah & Dj Tim.


La track que tu joues quand tu veux surprendre tout le monde ? Je fais souvent des passages Breakbeat / Nuskool Breakbeat avec ce genre de tracks..


La track qui signe la fin de soirée ? Lorsqu’on organisait des soirées dans les 90s, on finissait souvent au petit matin avant l’after sur des tracks Trance / Trancecore dans ce genre là. J’ai clôturé une soirée mémorable il y a quelques années avec cette track..


La track pour t’endormir ? La dernière piste d’un des meilleurs album d’Ambient / Electronica par Global Communication..


Et finalement, la track pour faire l’amour ? Alec Empire – ‘The Ride’, sans commentaire.

© Photos : PLATIN