Nous sommes allés à la rencontre des fondateurs du label Pomme Framboise Records qui a germé dans le nord de Paris il y a bientôt trois ans et qui devrait franchir un cap courant 2018.

Laura : On s’appelle Pomme Framboise Records, on est un label de musique électronique sur Paris. On existe depuis 2015, et notre équipe est composée de passionnés de musique, de fous de musique. C’est une expérience basée sur l’amour et la passion de la musique. Notre objectif est de produire des artistes, de les accompagner et de les pousser de la création de leur oeuvre musicale, de leur projet, jusqu’à l’édition et la communication. Notre credo est le suivant : “Toujours libres, toujours passionnées”.


Pomme-Framboise Records ça part de quoi à l’origine, l’envie de rentrer dans la danse des organisateurs de soirées sur la capitale ?


Robin : Alors pas du tout. Pomme Framboise Records a toujours eu comme but premier de sortir des projets d’artistes de musique électronique. On est un label : on déniche des nouveaux artistes, on les conseille, on les pousse et on leur trouve des salles ou des lieux où ils peuvent se produire sur scène. Et comme au début, pas grand monde ne voulait de nos artistes, c’est alors là que nous avons monté nos propres soirées pour faire jouer nos artistes.

Laura : Oui, voilà, en fait, Pomme Framboise Records à la base a vraiment été créé par deux passionnés de musique, dans le but de créer de la musique pour l’un et de la produire pour l’autre. L’objectif premier n’était pas de faire des soirées. On a décidé de se lancer là-dedans avec Robin l’année dernière, principalement parce que c’était le meilleur moyen de se faire connaître, surtout pour un label aussi jeune que le nôtre. On n’avait qu’un an à l’époque ! Du coup, grâce à ça on a pu faire découvrir notre label, notre univers, faire connaître nos artistes, leur permettre de se produire sur scène et de partager avec le public ! Puis aussi l’objectif c’était de créer une communauté, une fanbase si on veut ! C’était hyper important pour nous de faire face à cette réalité, d’aller à l’encontre des gens, de voir leur réaction par rapport à ce qu’on faisait et les sons des artistes, ce qui plaisait et ce qui plaisait peut-être moins. Cette année a été vraiment super riche grâce à tout ça, et ça nous a permis d’apprendre énormément, de se faire une place dans le milieu de la musique électronique, et de faire grandir notre label. Mais, aujourd’hui, on a envie de passer à autre chose !


Donc c’est vous les fondateurs ? Comment vous vous êtes rencontrés ? Et l’équipe se compose de combien de personnes, quels sont les rôles de chacun ?


Robin : Le label a été monté en 2015, mais l’idée me trottait dans la tête depuis pas mal de temps. J’ai rencontré Haxo lors d’une soirée au lycée, ça a été le coup de foudre. On partageait le même amour de la musique et il commençait à bidouiller des machines pour faire de la musique électronique. C’est à ce moment là que j’ai décidé de monter le label. Puis en 2016, et 2017,  la famille s’est agrandie: on a signé Nick Scale, Maseki ou encore Otto Diktat. Sandro s’occupe du graphisme, des covers des EP que nous avons sorti, Remok s’occupait des photos, Marie s’est occupé du nouveau logo. Et puis, il y a la rencontre avec Laura. Notre rôle à Laura et moi est de fédérer cette petite famille.

Laura : Avec Robin on s’est rencontrés en 2016, au mois de Juin. On bossait dans la même boîte, et on s’est rencontrés au cours d’une journée caritative. En train de repeindre une péniche des restaus du coeur ! J’étais tranquillement avec un collègue en train de repeindre une cabine, puis je me suis dit que ça manquait un peu d’ambiance. Alors j’ai mis un peu de musique sur mon portable. J’ai passé des sons, pas des chef d’oeuvres mais le genre de truc qui te rend heureux, genre, les aftermovies de Tomorrowland haha. Et là, je vois un mec s’introduire dans notre cabine, attiré par la musique : c’était Robin. Et voilà, la musique est vraiment au centre de toute cette histoire ! Puis on a discuté, on a échangé sur nos passions puis on a compris qu’on était tous les deux liés par ça. Puis quelques mois après, Robin m’a demandé si j’étais motivée pour le rejoindre dans l’aventure PF Rec. J’ai dit oui sans hésiter !

Notre rôle comme le dit Robin c’est de fédérer cette famille, dans un premier temps. Ensuite on gère les soirées quand il y en a, on construit l’image du label, on imagine les projets à venir et on fait grandir notre petite famille, notre label. Puis aussi, et ça c’est essentiel, on accompagne nos artistes dans leurs projets en les conseillant, en leur donnant notre avis et nos conseils, et en étant toujours là pour eux, quoi qu’il arrive.


La marque de fabrique de Pomme-Framboise Records en quelques mots ça serait quoi ? Quelle image souhaitez-vous véhiculer ? Quelle est votre vision de la teuf ?


Robin : Pomme Framboise c’est une famille d’enfants. Laura et moi, on est un peu les parents de ces affreux jojos de Pigalle. On fait de la musique et on partage cet amour tout ensemble. C’est notre cour de récréation en quelque sorte. Et pour nous une bonne soirée, c’est de la musique de qualité, et pas mal de verres surtout. Une enceinte, et des bières. On en demande pas plus en fait.

Laura : Rien à ajouter. C’est exactement ça. On a une vision hyper simple. Pomme Framboise Records c’est une famille, c’est notre passion, c’est notre moment plaisir. On est tous réunis par ce même amour de la musique, et c’est vraiment ce qui nous drive. Puis, notre vision de la teuf : des bons potes, un public qui danse, qui est à fond, puis de la bonne musique !

Robin : Sans musique, c’est vrai que c’est moins bien quand même…


Vous vous présentez comme un label, vous chapeautez plusieurs Dj ? Qui sont-ils ? Vous les aidez à se produire ? 


Laura : Oui, c’est ça. En gros, on a plusieurs artistes, signés. Pour les citer : Haxo, Maseki, Nick Scale, Otto Diktat…. On les aide à construire leurs projets, en les accompagnant dans la production de leurs sons, en leur apportant nos conseils et notre avis, toujours de façon très objective. On cherche pas à les orienter vers un style de musique ou autre, on respecte leur identité, et on veut les pousser à la dévoiler encore plus, à assumer à fond qui ils sont et ce qu’ils aiment.


Niveau sorties ça se passe comment, vous publiez leurs sons sur des plateformes ? Vous les aidez sur la com ? L’accompagnement se fait-il aussi sur d’autres supports (comme l’audio-visuel par exemple) ?


Laura : Au niveau des sorties, les artistes ont plusieurs EP lancés au sein du label, disponibles à l’écoute sur Deezer, Spotify, Apple Music et Itunes. Nos artistes sont également présents sur Soundcloud. Généralement, les artistes lancent au moins un projet avec nous, un EP, et après on voit. Aucune obligation, les maîtres mots chez nous c’est la passion et le feeling. Puis si l’artiste a des idées précises autour du projet, on l’écoute, on en discute. Par exemple, on a lancé un clip sur le titre “Edgy Sunset” d’Haxo, réalisé par Keev. On a aussi produit des cassettes pour son nouvel EP “1983”.

Puis, évidemment, on accompagne nos artistes sur la com’ au moment du lancement des EP, puis le reste de l’année aussi. Mais les artistes aiment aussi gérer cette partie de leur côté, sur leur page Instagram qu’ils gèrent intégralement et sur laquelle ils postent des Stories, des photos des soirées, des photos backstage etc.. C’est vraiment là qu’on communique sur toutes nos actualités.

Robin : Je pense que la force de nos artistes réside dans leur diversité. On se fait souvent taper sur les doigts en disant que nos styles sont trop variés et que ça part dans tous les sens. Pour moi, c’est une vraie ligne directrice. On peut avoir des artistes comme Haxo qui vont faire de la Techno ou des morceaux très Synth Wave, ou Maseki, qui va parfois faire de la trap, ou de la disco, ou de a House. Et aux antipodes, on peut retrouver un Otto Diktat qui va faire du rock très expérimental. Mais même si tous ces artistes ont des goûts qui varient, ils arrivent à se retrouver ensemble, et peuvent jouer les uns à la suite des autres dans la même soirée. Il y une vraie volonté de rassembler tous les publics vers un univers commun, sur les sites de streaming, ou en soirée. Les pochettes des EP faites par Sandro permettent de faire le lien entre tous ces artistes, elle fait un travail extraordinaire sur ces visuels, et arrivent à comprendre l’univers de l’artiste et de le rassembler autour du concept Pomme Framboise Records.


Cette année on a pu voir passer pas mal de dates au Batofar avec votre concept Kermesse. Comment se déroulent vos soirées généralement ?


Laura : Avec les soirées Kermesse au Batofar, on a voulu créer un concept ancré sur les bases de notre ADN : la passion de la musique, le côté un peu “enfantin” et cet esprit de cours de récréation dont Robin parlait tout à l’heure.

Du coup le concept était vraiment poussé à fond dans cet esprit “Kermesse” : des soirées sur la terrasse du Batofar, avec des bonbons, des ardoises avec des craies sur les tables à dispo pour que les gens fassent des dessins, puis on a aussi organisé une tombola, avec des lots à gagner. On avait cette vraie identité, et on assumait à fond ce côté un peu “enfant” qui était hyper amusant et qui fonctionnait hyper bien. Les gens étaient très réceptifs, puis comme on trouve ça drôle, on s’en souvient !

Puis, surtout, on avait nos artistes durant la soirée qui passaient leurs sons. Esprit bon enfant, assez simple, sans prise de tête. Mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui on fait un petit break sur ce type de soirée, avec des supers concepts à venir en 2018…!

Robin : On va pas sortir toutes nos cartes dès le mois de janvier tout de même…


Vous avez de nouveaux projets pour 2018 donc ? Un nouveau concept à nous présenter peut-être ? De nouvelles salles à investir ?


Robin : Bon ba peut être que si en fait! On va être sympa avec vous!

Laura : Alors, en 2018 on a plusieurs surprises ! Fin Janvier, on fait notre première soirée PFRec @Home. C’est un tout nouveau concept que nous avons créé, qui révèle notre nouvelle orientation et nos nouvelles ambitions pour 2018. Mais j’ai pas trop envie de tout révéler tout de suite… je te propose de venir nous accompagner à cette soirée qui aura lieu le 27 Janvier, pour que tu voies un peu le concept de tes propres yeux ?

Robin : On a vraiment envie d’envisager la soirée autrement, et ça coupe pas mal avec tout ce que l’on a fait jusqu’à présent…

Laura : On a aussi un tout nouveau projet qui va débuter en Février, Pomme Framboise Radio. Avec Robin on va animer notre émission de radio deux mercredis par mois, avec des guests de l’univers de la musique mais pas que. Le focus étant la musique bien sûr, électronique, mais pas que. Rendez-vous dès le 7 Février sur la webradio DeepKulture pour découvrir tout ça.

Robin : On a eu cette opportunité, et puis on a vraiment cette volonté d’étendre l’univers Pomme Framboise à travers un média qui nous semble le plus approprié à la musique. Même si le but est de faire découvrir d’autres artistes que des artistes PFRec. Ca aussi c’est complètement nouveau pour nous, et comme avec nos artistes, on aime bien explorer des univers inconnus et surprenants. Du coup cela fait plutôt sens.